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Le programme de recherche de l’équipe de recherche en soins de première ligne vise à améliorer la gestion continue des problèmes de santé chroniques en soins de première ligne. Pour ce faire, trois axes de recherche sont privilégiés.

Axe 1 : Le patient et son milieu familial

C’est au sein du contexte social de la famille que la santé est maintenue et que la maladie est gérée, et ceci est d’autant plus évident pour les maladies chroniques qui nécessitent souvent des modifications importantes des styles de vie. En effet, caractérisée par une structure, un fonctionnement et un ensemble de valeurs et de croyances, la famille influence la santé et les comportements de santé. Cette influence a été démontrée par la mise en évidence d’une concordance élevée entre les membres de la famille pour des comportements liés à l’activité physique, au tabagisme et à l’alimentation.

En matière d’adhésion au traitement médical, des études ont démontré que les membres de la famille peuvent servir de modèles pour des comportements non désirés ou comme sources de discorde et de dissuasion. Par ailleurs, l’impact différentiel d’interventions sur la gestion des maladies chroniques, selon que les membres de la famille sont impliqués ou non, témoigne de l’interaction entre les processus d’intervention et les mécanismes familiaux qui influencent la santé et les comportements de santé.

Notre programme de recherche vise à comprendre le rôle de la famille comme intermédiaire entre les comportements de santé du patient atteint d’une maladie chronique et les soins de première ligne.

Axe 2 : Les relations interpersonnelles

Parmi les relations interpersonnelles qui nous préoccupent en santé, les relations entre les patients et les professionnels de la santé influencent sans contredit la gestion des maladies chroniques. Or, jusqu’à récemment, la façon dont les patients et les professionnels de la santé interagissaient au moment des soins n’était pas reconnue comme ayant un impact sur les résultats de soins.

Au cours des dernières années, plusieurs travaux ont mis en lumière des lacunes dans les compétences communicationnelles et relationnelles entre les professionnels de la santé, le patient et sa famille. En particulier, les travaux de notre équipe indiquent que la discussion sur les habitudes de vie, qui nécessite une adaptation du style d’interaction et de l’organisation de la consultation, reste problématique. Même dans les tâches classiques comme la prescription d’un médicament, le médecin donne des informations incomplètes et s’informe peu des inquiétudes et des difficultés des patients dans la gestion de leurs médicaments. Moins de 2 % des échanges portent sur l’adhésion à la pharmacothérapie.

Par ailleurs, nos travaux montrent que les médecins généralistes tiennent peu compte des dimensions familiales même dans le domaine de la périnatalité. Les médecins eux-mêmes reconnaissent la communication avec les patients comme une des principales difficultés qu’ils rencontrent dans l’exercice de leur profession, en particulier avec les patients atteints d’une maladie chronique aux prises avec des problèmes d’observance. Ainsi, l’interaction avec le professionnel influence la capacité et la volonté du patient de suivre les recommandations.

Notre programme de recherche vise à mieux comprendre le rôle des compétences communicationnelles et relationnelles comme intermédiaire dans l’adoption et le maintien de comportements de santé des patients atteints d’une maladie chronique dans le contexte du système de soins de première ligne au Québec.

Axe 3 : Les soins de première ligne

Les soins de première ligne se définissent par la prestation de services de soins intégrés, accessibles et fournis par des cliniciens responsables pour une majorité des besoins de santé des individus dans le cadre d’une relation de partenariat avec le patient, sa famille et la communauté. Cette intégration des soins consiste à coordonner de façon durable les pratiques cliniques autour des problèmes de santé de chaque personne souffrante. Elle vise à assurer la continuité et la globalité des soins, à s’assurer que les services fournis par les différents professionnels s’articulent dans le temps avec les besoins spécifiques de chaque personne souffrante. Ainsi, une intégration efficace des soins de première ligne devrait bénéficier de l’apport complémentaire de l’ensemble des intervenants en santé.

Plusieurs études ont d’ailleurs démontré que le suivi infirmier et pharmaceutique pouvaient influencer favorablement les résultats de soins. Toutefois, la majorité de ces études a plutôt évalué un modèle de soins parallèles, c’est-à-dire sans véritable intégration avec le système de soins de première ligne. Or, à notre avis, les soins de première ligne pourraient bénéficier de la complémentarité des expertises des infirmières et des pharmaciens. Les gains possibles se situeraient alors non seulement sur le plan de l’accessibilité mais aussi sur la continuité des soins au niveau de l’enseignement aux patients, des interventions de prévention et de promotion de la santé, des interventions auprès des familles et des liens avec la communauté, ainsi que de la gestion efficace des problèmes reliés à la pharmacothérapie.

Plusieurs études effectuées dans des services de soins de deuxième ligne ont déjà démontré que des équipes interdisciplinaires peuvent influencer favorablement le profil de risque de clientèles ayant une maladie cardiovasculaire.

Notre programme de recherche vise à actualiser cette vision contemporaine des soins de première ligne en évaluant différentes modalités d’interventions intégrées, en développant certains outils pour soutenir ces interventions et finalement en améliorant notre compréhension des fondements d’une véritable collaboration professionnelle..

Pour plus d’information, visitez le www.recherchepl.ca.


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